Quelques extraits  

1er extrait :

 

"Mon anecdote préférée est celle du cheval car pour ceux qui sont septiques les animaux ne sont pas influencés par quoique ce soit venant d’un humain mais juste par leur instinct.

Un jour, en promenant Charly dans un parc dans la banlieue des Yvelines, Mickaël remarqua un cavalier qui n’arrivait pas à faire traverser par son cheval un petit ruisseau ridiculement anodin et insignifiant. Il s’y est repris à plusieurs fois effectuant des boucles sur lui-même pour changer l’angle d’approche du passage du ruisseau. Rien n’y faisait, le cavalier commençait à perdre patience et le cheval devenait de plus en plus effrayé à l’idée de passer à cet endroit précis. Le cavalier perdait son sang froid bien qu’il eût pu contourner ce lieu.

Il sortit sa cravache et en usa mais rien n’y faisait. Le cheval se cabra légèrement mais rien. Mickaël et ma maîtresse regardaient la scène un peu outrés craignant la détérioration des événements par une décision aussi entêtée. Ils se rapprochèrent. Mickaël se plaça près du cheval, lui parla mentalement, le rassura, emprunta le passage voulu par le cavalier, traversa le ruisseau et ressenti immédiatement des milliers de picotements sur le corps. Puis, il se plaça face au cheval sur l’autre rive et l’invita à traverser toujours par la pensée. Le cavalier talonna sa monture, elle hésita quelques secondes et posa une jambe après l’autre prudemment et se retrouva au côté de Mickaël. Le cheval se trouvait proche de la tête de Mickaël et fit un mouvement d’acquiescement comme pour le remercier. Ma maîtresse et surtout le cavalier n’en croyaient pas leurs yeux. Il questionna Mickaël pour connaître qui il était, comment il avait fait, etc… Mickaël resta silencieux pour garder sa confidentialité. Il lui répondit seulement qu’il avait fait cela pour le cheval uniquement.

 

Une semaine plus tard, toujours en promenant Charly, au même endroit, ils trouvèrent le corps d’une biche décapitée et dont les cervicales étaient totalement décharnées mais ne retrouvèrent pas la tête. Non loin de l’endroit où le cheval avait refusé de passer se trouvait les restes d’un petit feu de camp. Mickaël ressentit le même phénomène de picotement que lors du passage du ruisseau. Ils en tirèrent la conclusion qu’ils se passaient des choses étranges et bizarres à cet endroit. Ils s’aperçurent aussi que c’était un jour de pleine lune."

 

 

 

 

2ème extrait :

 

"Nanouchka n’avait jamais fait de voyances ou quoique ce soit de ce genre. Un jour, en plein bistro parisien de la Porte Maillot, au moment où il commençait à chercher une nouvelle affaire, il lui fit fermer les yeux. Nanouchka commença une description détaillée d’un établissement futur encore inconnu. Elle décrivit un bâtiment de pierres avec des fenêtres à carreaux à un coin de rue, une enseigne avec un personnage tenant à la main quelque chose, un parking, une rue montant le long d’un des côtés de l’établissement, un portail noir, une cour intérieure, un logement de fonction sur place, un restaurant à l’étage et beaucoup de monde dedans. Elle n’en croyait même pas ces yeux. Elle était très excitée et impatiente de voir si tout cela serait vrai. Ils s’amusèrent à chercher dans le quartier Latin de Paris car d’après Nanouchka cela ressemblait beaucoup aux brasseries branchées des grands boulevards. Ils abandonnèrent très vite.

Trois ou quatre mois après, Mickaël vendait son commerce et achetait exactement une affaire avec son frère qui ressemblait étrangement à la description de Nanouchka."

 

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